Interventions extérieures

Les clowns interviennent-ils en dehors de la pédiatrie de l’Hôpital Couple Enfant du CHU de Grenoble?

Oui, et cela dans un cadre bien particulier.

Aujourd’hui la qualité des interventions des clowns de Soleil Rouge est reconnue en dehors du CHU et plusieurs structures ont fait appel à notre équipe pour des projets variés. Ces projets sont financés par des associations partenaires ou par les structures elles-mêmes, les fonds récoltés par Soleil Rouge demeurant réservés aux interventions en pédiatrie au CHU de Grenoble.

Quelques exemples d’interventions en pédiatrie en dehors du CHU de Grenoble:

Des clowns au Charmeyran
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Cat, alias «Arlette», clown : 

Cet établissement public missionné par le conseil général dans le cadre de la protection de l’enfance accueille entre autres des enfants de 3 mois à 4 ans placés à la pouponnière par décision de justice ou émanant du centre maternel mère-enfant.

Un duo de clowns intervient dans cette structure depuis 2012 à raison de 4 à 6 séances par an. C’est un projet mené avec l’équipe éducative qui accompagne les clowns dans leur jeu avec les enfants. Cette année, les comédiens ont proposé une approche progressive des tout-petits. Cat et Yoann sont arrivés à l’espace bébés (3 à 18 mois), avec leur valise pour se transformer en clowns, au milieu des « bébés ». Ils jouent avec les éléments de leur costume, le maquillage, leurs objets fétiches, leurs sons et chansons à la découverte de leur univers. En clown, Arlette et Alexander Dinamoff poursuivent ensuite leur chemin vers deux jardins d’enfants, ils aménagent leur entrée par le jardin, par la fenêtre et entrent tout doucement, leur offrent une fleur, une plume… A la première rencontre, certains se réfugient dans les bras de leur éducateur. Au fil des séances, les enfants quittent les genoux de leur éducateur, apprivoisent les clowns et rentrent dans le jeu. Lors de la dernière séance les enfants attendent les clowns et viennent jouer avec eux, certains tentent même de leur faire peur… une aventure en plusieurs épisodes riche en émotions.

Paroles d’éducateurs :

« La cohésion autour du projet a permis de lancer une dynamique de l’enthousiasme »
« Ce projet a été l’occasion de rendre vivante l’idée selon laquelle la créativité, le symbolique, l’imaginaire, le poétique et le burlesque même, ont toute leur place dans l’accompagnement éducatif d’enfants en difficulté. »

Des clowns à Voiron

Sylvie, alias «Titi», clown : 

Au commencement l’association »Sourire d’Enfants » a financé la venue d’un duo de clowns au CHU de Voiron, pour 5 interventions et c’est main dans la main avec le personnel soignant que nous avons effectué les 2 premières. C’est magique d’arriver dans un lieu où les gens ne connaissent pas le travail du «Clown à l’Hôpital» ! Une grande découverte pour tout le monde, des rires, des émotions, des rencontres avec des gens merveilleux : enfants, bébés, parents, personnel soignant, administratifs, agents de service, médecins et quelques phrases gravées dans notre mémoire :
«- Oh regarde ! Ils jouent pour un bébé et le bébé n’en perd pas une miette.»
«- Merci d’avoir fait rire cette maman, elle en avait besoin.»
«- Qu’est-ce qu’ils sont bêtes !»
«- Oh ! Des clowns à l’hôpital !»
« Hum, moi je suis phobique des clowns» nous dit une ado à 20 cm de nous, puis elle éclate de rire !

C’est toujours émouvant de voir qu’on peut faire sourire ou distraire dans
des situations de stress et d’inquiétude.

Les interventions se poursuivent en 2019 grâce au généreux soutien de l’association Aide à l’Enfance Hospitalisée que nous tenons à remercier.

De même, il y a des interventions en gériatrie:

À Corenc
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Sylvie, alias «Mozzarella», clown :

L’association EnVie (familles des résidents de l’EHPAD de la Providence) a fait appel à Soleil Rouge, fin 2014, pour la mise en place d’une journée d’intervention mensuelle. Les interventions se poursuivent sur cet établissement grâce aux financements de fondations telles que AG2R La Mondiale qui soutient le projet en 2019.

Chaque mois, un duo de clowns va à la rencontre des personnes âgées, en particulier les plus isolées, celles qui ne quittent que rarement leur chambre, et les résidents de l’unité de psycho-gériatrie où vivent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Des moments privilégiés, émouvants, où ceux ou celles qui ont perdu certaines capacités cognitives retrouvent la possibilité d’une communication sur le terrain du jeu et des émotions.

Ainsi que dans les Maisons d’Accueil Spécialisées

À Brié et Angonnes
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Olivier, alias «Groom», clown :

Les clowns sont intervenus à 6 reprises au cours de l’année auprès des résidents des différents pavillons de cet établissement qui a pris en charge le coût de ces interventions.

Seulement trois clowns sont intervenus par duo sur ce projet afin d’assurer une continuité entre les différentes journées de jeu et dans le but de maintenir la cohérence du projet.

L’accueil a été positif avec la majeure partie des résidents et les clowns ont constaté une évolution positive depuis l’année dernière. Il y’a une volonté commune d’étendre l’action à l’ensemble des maisonnées.

Paroles de soignants :

«Lors des derniers trimestres 2017 et 2018, les clowns de l’association « Soleil Rouge » sont intervenus dans nos murs. Leurs interventions multiples et variées ont pu modifier le quotidien des personnes de la MAS (résident(e)s comme professionnel(le)s). Ce spectacle vivant est particulièrement adapté à ce public. Tout d’abord, pour l’aspect corporel et non verbal des clowns. Ils s’adaptent aux postures, regards ou bruits des personnes, permettant l’instauration d’un dialogue « fantastique » bien loin des postures habituelles des professionnel(le)s. Dans cet échange singulier, la personne peut se sentir exister différemment.

Ensuite, l’intervention des clowns au sein de la MAS permet à l’ensemble des résidents de vivre un spectacle vivant en même temps. Les personnes polyhandicapées ne font pas souvent groupe, il y a peu d’échanges entre eux. L’intervention des clowns au sein de leur espace de vie permet aux personnes de ressentir les mêmes choses au même moment et ainsi d’être dans une forme de communion. Cet aspect peut être très difficile à obtenir et l’intervention des clowns le permet.»